fastclemmy.com

Un post a mis le feu aux poudres dans la blogosphère anglophone : refaire à l'identique en XHTML/CSS des sites existants en tableaux serait contre-productif (exemples , , et ).

Pourtant l'exercice de style qu'est le redesign de sites en XHTML/CSS fait partie des moyens d'évangéliser les concepteurs web. Il permet en effet de montrer que l'on peut faire la même chose qu'avant mais avec tous les avantages de la conception par blocs notamment en termes de légèreté et de simplicité du code. Et quoiqu'en dise le bloggeur de ParanoidFish, je ne pense pas que la finalité de ce genre de démarche soit que le designer CSS puisse rouler des mécaniques par la suite. Il s'agit au contraire de promouvoir la conception web conforme aux standards, l'intérêt général plutôt que l'intérêt particulier.

En fait, le bloggeur n'effleure à mon avis le point intéressant qu'à la toute fin de son article. Quel intérêt a ce genre de démonstration pour un développeur web ? Pourquoi devrait-il investir du temps à apprendre l'XHTML/CSS si c'est pour arriver au même résultat qu'avec des tableaux ?

Si je trouve la nouvelle mouture de Cybercodeur jolie graphiquement, je trouve, au contraire de Greut, qu'il est dommage qu'il ressemble à un site fait avec des tableaux.

Innovons !

L'évangélisation passe à mon avis plutôt par les initiatives comme CSS/Edge, CssZenGarden ou d'autres expérimentations. Il faut montrer ce que les standards peuvent apporter de neuf dans la conception web, en mettre plein la vue pour convaincre. Si ce genre de démarche est parfois dure à mettre en oeuvre dans nos projets professionnels pour le moment, il ne faut pas hésiter à faire des expérimentations sur nos sites personnels pour montrer que la communauté bouge, créé, innove !

Le seul frein que nous pourrions rencontrer serait un navigateur-passoire dépassé et buggé, mais heureusement la solution existe.

#xhtmlCSS

Miracle !

# 27-09-2003

J'ai converti mon DSI à l'XHTML/CSS, incroyable non ?

#xhtmlCSS

Article original 24.09.03 - Une question reçue par mail, me permet de faire mon log du jour facilement. La question était de savoir comment réaliser un site comme celui-ci ou comme ma participation au CSSZenGarden avec un défilement horizontal, sans tableau et en XHTML strict.

En fait par défaut, le comportement des navigateurs est de caser les infos dans l'espace visible du navigateur, donc d'éviter de préférence les scrollbars, surtout horizontales !

C'est pourquoi, si on met des <div> avec la même propriété float:left; les premiers se mettront bien les uns à la suite des autres de gauche à droite. Par contre dès qu'un <div> flottant atteindra la limite visible de l'écran, il se placera en-dessous des autres pour éviter justement une scrollbar horizontale.

Il faut donc contraindre d'une manière ou d'une autre le navigateur à le faire, donc à passer par du positionnement absolu (stratégie identique pour les soumissions horizontales du cssZenGarden).

Sur fastclemmy.com, chaque <div> correspondant à un log a un attribut id spécifique ainsi qu'un attribut class qui régit les règles communes à tous les éléments de ce type. Evidemment, la position en x ne peut pas être définie dans la feuille de style étant donné que je créé les blocs dynamiquement à partir de la base de données. J'utilise donc la balise <style> dans le corps de ma page HTML pour fixer la propriété left de chaque bloc. En PHP, dans la boucle d'affichage de mes blocs, j'incrémente simplement un compteur de la largeur d'un bloc + de la distance voulue entre chaque bloc.

Et le tour est joué (et valide !).

Bien sûr, on pourra regretter ce petit écart "philosophique" qui consiste à insérer des informations de présentation (<style="left:1650px;">) dans le fichier HTML, mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour réussir un design horizontal dynamique.

Mise à jour 25.09.03 - Suite à ce log, vos commentaires par mail ont fait avancé le problème. Tout d'abord, un collègue bloggeur m'a suggéré, étant donné que je ne publie qu'un log par jour, de préremplir ma feuille de style avec les valeurs

#logID1 {position:absolute; width:415px; left:300px;} #logID2 {position:absolute; width:415px; left:750px;} et ce jusqu'à #log31 (dans l'hypothèse où j'écrive 31 logs par mois)

Effectivement ça résoudrait mon problème de séparation contenu dans HTML/présentation dans CSS.

Mais étant donné que ce site est dynamique, une autre idée m'a été envoyée par mail encore meilleure. Tant qu'à générer des informations de présentation dynamiquement, pourquoi ne pas le faire directement dans la CSS plutôt que dans le HTML ?

Pour cela deux méthodes : soit renommer tout simplement ton fichier weblog.css en weblog.php et hop le tour est joué ou alors dire à Apache d'interpréter les .css comme des scripts.

Youpi, un item de plus sur ma ToDo List !

#xhtmlCSS

Article original 17.09.03 - Je me suis fait épingler par mail aujourd'hui. Sujet de récrimination, la phrase tirée de mon log précédent : Qu'un site fait avec Dreamweaver par un graphiste dans sa web agency ne valide pas parce qu'il ne sait même pas de quoi il s'agit, c'est normal, chacun son job. Pas de bol pour moi, le seul graphiste féru de CSS lit mon weblog ;-)

Mes plates excuses à mon lecteur créatif froissé, mais le syndrome du graphiste en matière d'XHTML+CSS est une réalité que je constate quotidiennement. Il est clair qu'à la base, la conception à base de blocs (par opposition à la conception à base de tableaux) a d'abord attiré l'attention des gens qui s'occupent de la technique plutôt que de l'aspect graphique des sites, ceci expliquant les sites web trop carrés. Ceci au même titre qu'un patron se sert mal de Word en utilisant les boutons de sa barre d'outils plutôt que d'utiliser les styles de texte.

Les graphistes qui font du web ne s'intéressent pour la plupart pas au côté technique, ils préfèrent passer du temps sur leur maquette dans Photoshop que de se creuser les méninges sur les bugs d'affichage du site une fois affiché dans IE. De même, l'outil fétiche de cette génération de webdesigners est plutôt Dreamweaver qui permet de mettre en page un site visuellement et rapidement (en recourant massivement aux tableaux pour structurer la page). Changer de méthode est donc pour eux un plus gros bouleversement que pour les programmeurs qui utilisaient les tableaux certes, mais qui codaient déjà avec un éditeur de texte. Car en l'absence d'outils performants pour le moment (et le dernier Dreamweaver n'y change rien ou presque), concevoir en blocs impose d'utiliser un éditeur de texte plutôt qu'un outil WYSIWYG.

Je persiste et je signe donc, la conversion des graphistes web à l'XHTML+CSS est un vrai challenge, tant mieux si de nouveaux adeptes apparaissent (et me lisent !).

Mise à jour 23.09.03 - Effectivement, des graphistes me lisent ! Certains critiquent d'ailleurs (sans doute à raison) le sectarisme de mon propos; qu'ils n'oublient pas le parti pris quelque peu "provoc" de ce blog, qui en pimente le contenu selon certains. D'autres partagent mon avis comme Gaëtan, dont je publie ci-dessous l'opinion -elle aussi un peu provoc- in extenso.

Le graphiste, ... Il vient souvent d'écoles que l'on nomme "d'Arts Appliqués". C'est cette notion d'Arts Appliqués qui est importante. Que signifie-t'elle ?

"Le graphiste" est théoriquement amené à travailler dans une industrie (imprimerie, studios divers), une entreprise de service (web agency, agence de pub...) et non à se pavaner dans une galerie d'art. "Sa mission" est donc d'appliquer son "art" à une industrie, et non d'essayer de plier l'industrie à ses petits caprices visuels.

Un designer travaille selon les limites de la physique, un architecte fait de même. Les règles de base (la physique des matériaux,...) de ces métiers sont intransgressables. Cela n'empêche en rien la création... ni de voir fleurir de belles architectures, ni de superbes objets aux designs les plus farfelus.

Lorsque le graphiste crée un document pour l'imprimerie, ce document répond à des tas de normes :

  • Des normes de mise en page;
  • des normes de typographie (presque aussi strictes que l'XHTML);
  • des normes de contraintes d'impression (dues aux méchants imprimeurs);
  • etc.

Le graphiste est donc bien contraint de respecter, dans la nature même de son métier, des règles assez précises. (Même si certaines de ces règles font appel à un peu de sensibilité).

"Le graphiste" doit se jouer des normes, de l'(x)HTML, des CSS et autres contraintes... Mais il ne doit pas le faire en violant ces règles, mais en les connaissant à fond. Au même titre que les règles de typo existent pour éviter de rendre un document illisible, les normes ne sont pas des barrières mais des gardes-fou afin de rendre l'Internet plus accessible (entre autres).

Mais cette connaissance pour le moment passe par le code, par la lecture d'une documentation des plus obscures et indigestes. Le W3C qui s'améliore cependant et les sources se diversifient et se vulgarisent. L'arrivée des blogs (qui souvent parlent de normes...) est un souffle nouveau par rapport à tout ça.

Mais c'est à ce moment que le graphiste en général s'arrête, car les outils à disposition ne sont effectivement pas suffisants. (Je suis du même avis que toi concernant DW 2004...) et cette obligation de passer par le code rebute souvent "le graphiste"...

Mes outils actuels sont essentiellement des éditeurs de texte (JEDIT sur Mac OS X est très puissant notamment sur la capacité à valider un doc selon une DTD précise), quelques sites de références ainsi qu'un outil de validation. Rien de bien "HuisiWuig", ni de très joli (genre plein d'icônes super... comme Dreamweaver ;)) Mais qu'est-ce que je m'amuse! Enfin un défi plus qu'interessant... passionnant !

#conceptionWeb

Mauvaise publicité

# 22-09-2003

Vous ne rêvez pas, vous êtes en 2003 et un fournisseur d'accès Internet bien connu (Club Internet pour ne pas le citer) nous ressort une nouvelle pub au concept fumeux de "l'Internet qui vous ressemble". *Soupir*

Autant on peut se moquer d'AOL et de son concept "Internet pour les 100% assistés", autant celle de Club Internet fait franchement pitié.

Un type sorti de nulle part nous informe qu'avec ce fournisseur d'accès, c'est super, on peut construire un "Internet qui nous ressemble". Quelle promesse (au sens marketing du terme). La preuve ? C'est un enfant qui voit une forêt tropicale qui pousse en lieu et place de la décharge au milieu de laquelle il vit, une vieille dame qui fait des bulles de savons psychédéliques et une playmate s'émerveille de voir un dauphin dans son aquarium.

Vous ne voyez pas le rapport ? Moi non plus.

On me dira "c'est pour se différencier de la publicité-produit des concurrents"; à croire que l'éclatement de la bulle Internet n'aura servi à rien. Il y a encore des gens qui signent pour diffuser ce genre de publicité vides de sens à très cher et je trouve ça consternant.

Par curiosité, je me suis rendu sur le site de Club Internet pour voir l'argumentaire de l'offre, puisque rien n'en était dit dans la publicité. Vous parlez d'une révolution : changer les couleurs de leur portail à votre goût et avoir la météo dans votre ville...

#humeur

Petit mail hier de mon commercial me demandant de me pencher sur une stratégie de référencement pour un client (achat de liens sponsorisés sur Google entre autres). Il se trouve que le site (que je ne nommerais pas pour des raisons de confidentialité) a déjà acheté lesdits mots-clés, je clique donc pour visiter le site et là, c'est le désastre.

La première impression que donne un site c'est évidemment la charte graphique. Couleurs tristounettes, design désuet, typos moches, mise en page bancale, c'est loin d'être gagné. Pour un site "recommandé par Google" ça ne fait pas très sérieux...

Là où ça se gâte, c'est quand on regarde la source de la page en question. Il y a bien sûr les frames comme toujours inutiles qui font afficher à Google comme description du site le fameux "Cette page utilise des cadres, mais votre navigateur ne les prend pas en charge". On a aussi droit à l'inévitable mise en page par tableaux, toujours très efficace pour augmenter le ratio code produit/texte réel à afficher. Mais encore des titres en images alors qu'une liste texte suffirait amplement, etc.

Nous connaissons tous ce genre de sites. Alors faisons pression pour les faire disparaitre de la Toile pour imposer les sites de nouvelle génération enfin bien conçus, agréables à l'oeil et mieux référencés.

#conceptionWeb

Suite au défi posté sur le forum hardware.fr, j'ai entrepris de réaliser une page ayant les contraintes suivantes. Un bandeau en haut et un autre en bas de taille fixe, visible tout le temps. Au milieu, une zone de contenu scrollable, un peu à la manière de ce qui peut se faire avec des frames.

Mon premier essai, propre et fonctionnant sous Firebird 0.6.1 et Opera.

Mon second essai, fonctionnant sous IE6 (en rusant avec un peu de JS dans la CSS + un hack pour n'afficher une autre feuille de style à tout le monde sauf à lui), Firebird 0.6.1 et Opera.

Testez en réduisant la taille de la fenêtre. N'hésitez pas à commenter et à me faire remonter vos avis.

#xhtmlCSS

Avec tout l'optimisme qui le caractérise, Tristan se fait un joie de voir passer le site News.com aux standards : en effet, un rapide coup d'oeil dans le source de la page et on voit des <div> et des <hx> qui structurent le document. Très bien, mais...

... mais moi je suis un intégriste, alors quand je découvre avec horreur que la page d'accueil comporte plus de 1000 erreurs ça me désespère. Surtout que c'est visiblement des petits détails et notamment beaucoup d'esperluettes non converties...

Quelle crédibilité donner à l'évangélisation pour les standards lorsque les sites qui pourraient servir de porte-drapeau de la cause échouent bêtement au test de la validation ? Qu'un site fait avec Dreamweaver par un graphiste dans sa web agency ne valide pas parce qu'il ne sait même pas de quoi il s'agit, c'est normal, chacun son job. Mais que ceux qui prennent le temps de faire un site conforme aillent jusqu'au bout, validation incluse ! Car il faut bien avouer que la majorité des sites professionnels en XHTML/CSS ont encore quelques petits soucis de ce côté...

Et ceci est d'autant plus critique que le test du validateur du W3C n'est que la toute première étape pour s'assurer que son site est bien fait : il ne s'agit de savoir que si le site est écrit en bon (x)HTML. La sémantique (c'est-à-dire la logique de construction du document) ne peut malheureusement par être vérifiée finement autrement que par un oeil humain averti...

#xhtmlCSS

Non, pas de conseil beauté sur fastclemmy.com, juste un petit post pour insister sur un des avantages de la conception par blocs qui sépare le contenu du contenant. Cible du jour : Les joyeux drilles.

La version actuellement en ligne date d'il y a plus de trois ans, ce qui explique sans doute la mise en page en tableaux, les pixels transparents et autres astuces du temps de la "vieille école". La nouvelle version a été pour moi l'occasion de tout remettre à plat et de corriger ces défauts de jeunesse en reprenant tout le squelette de la page en XHTML sémantique et valide (car on peut faire du valide non sémantique !).

Mais le résultat graphique final ne m'a pas emballé. Qu'à cela ne tienne, je reprend de zéro une maquette dans Photoshop pour un enième lifting du site, une fois mes images découpées, pas besoin de toucher à la structure du site (le fichier XHTML), j'aurais juste à refaire la CSS.

Conclusion : avec XHTML le lifting de site coûte 50% moins cher, c'est votre patron(ne) qui va être content !

#xhtmlCSS

Passage de témoin

# 11-09-2003

Je me remémorais dernièrement quel chemin avait bien pu me mener jusqu'à l'intégrisme de la conception en blocs. Et vous, comment êtes-vous tombé dedans ?

La première fois que j'ai entendu parlé d'XHTML, c'était par un prof qui nous expliquait sans plus de détail que c'était la norme d'avenir qu'il fallait fermer toutes les balises et les écrire en minuscules. Mais que de toute façon, des logiciels feraient sans doute eux-mêmes les corrections, sans plus de précisions, peut-être parlait-il de Tidy. Dommage que lors du cours dit de "HTML" on ne nous en est pas parlé et surtout que l'on ne nous ai pas appris à faire du (x)HTML valide... J'étais donc passé à côté.

La lumière est venue, à force de lire des forcenés du code propre rabâcher sur le forum programmation de hardware.fr que coder autrement que selon les standards, c'est mal. En lisant de près la FAQ du forum à ce sujet, j'en suis venu à lire religieusement toutes les sources dans le domaine -tant en français qu'en anglais-, à m'exercer, me planter, recommencer et enfin toucher au but.

Avec le recul, je m'aperçois qu'en fait, cette bonne façon de faire m'était très familière, car c'est ce que ne cessait de répéter mon père, expert SGML (le grand-père d'HTML) de son état, qui pestait et raturait les bouquins d'HTML 4 qui prônait l'utilisation des balises de présentation <b> et autres horreurs. Du (vieux) puriste au (tout) jeune intégriste, la boucle était ainsi bouclée.

#xhtmlCSS

Peu de temps, peu d'inspiration pour le log du jour. Alors je cède à la facilité en pointant vers un autre site plutôt que de produire du contenu moi-même. Il s'agit en l'occurrence des SimpleQuiz de SimpleBits : des questions pas bien méchantes sur la sémantique (x)HTML dont les commentaires sont souvent très instructifs. Bien sûr, si vous lisez les sites de mon blogroll tous les jours cette info ne vous aura pas échappé, mais sait-on jamais...

#xhtmlCSS

L'effet de loupe

# 09-09-2003

Article original 01.08.03 - Un phénomène qui m'amuse toujours autant c'est l'effet de loupe. Derrière cette jolie formule se cache une réalité bien connue : quand on commence à s'intéresser à un sujet, les occurrences de celui-ci dans la vie quotidienne nous apparaissent chaque jour plus nombreuses. Ainsi si vous envisagez d'acheter un modèle particulier de voiture, vous avez toutes les chances d'en remarquer beaucoup plus circulant dans les rues.

Le rapport avec l'XHTML+CSS ? Et bien à force de lire Openweb, Standblog, la liste des pompeurs, on pourrait croire à un formidable bouillonnement du web qui se convertirait massivement aux standards. Je n'en crois rien. Les 27.000.000 de téléchargements de Netscape 7 (utilisant le même moteur que Mozilla) régulièrement cités par Tristan restent dramatiquement marginaux par rapport à l'hégémonique IE, le concept de web sémantique n'est pas encore arrivé jusqu'aux oreilles des concepteurs web dans les web agencies et encore moins dans les commanditaires de sites. Bref le bouillonnement qu'on peut sentir en étant au coeur de la communauté des développeurs acquis aux standards pourrait ressembler vu d'avion aux bulles dégagées par le diffuseur d'air de mon aquarium.

Faut-il se désespérer pour autant ? Peut-être pas. Mais l'âge de la maturité doit encore venir dans tous les domaines : la formation des futurs développeurs d'abord, l'amélioration des browsers web (celui commençant par un I et finissant par un E serait la bienvenue) et l'information de l'utilisateur final.

Mise à jour 09.09.03 - Oui, le travail d'évangélisation des intégristes de la conception par blocs est toujours d'actualité. Pour preuve, les 10 premiers nouveaux sites annoncés sur le Journal du Net (on peut donc imaginer que c'est un reflet correct de la production web française actuelle) ne valident pas. Pire, la totalité utilise des techniques de mise en page en tableaux, des frames, des intros en Flash inutiles et inaccessibles qui prouvent qu'il n'y a même pas le début d'un commencement de prise de conscience chez les webdesigners. Espérons que le nouveau Dreamweaver de Macromedia y changera quelque chose, mais je n'en suis même pas sûr...

#xhtmlCSS

Je ne vois que cette raison pour que la firme de Redmond mette bientôt sur le marché une souris avec molette horizontale. Pour lire fastclemmy.com bien sûr ! (merci François)

#divers

Mise à jour 11.09.03 - Parmi les questions que je me pose au fur et à mesure de la vie de ce weblog est venue celle de publier en anglais. To be (in English) or not to be, cruel dilemne.

Regardons tout d'abord ce qui se fait autour de soi.

Première catégorie : les sites qui mélangent les langues à l'intérieur du même blog, comme c'est le cas pour Daniel et son <Glazblog> qui publie tantôt en français, tantôt en anglais (ou autre). De son côté, Emmanuelle (une star du Net paraît-il, grand bien lui fasse) a opté pour un système consistant à afficher les deux langues dans tous les billets. Quel intérêt ? A part le fait de pouvoir vérifier en temps réel la qualité de la traduction, l'utilisateur ignorera à coup sûr à la lecture la langue qui ne lui convient pas, la moitié des infos sur la page ne lui sert donc à rien :-/

Deuxième catégorie, les blogs multilingues qui séparent les différentes versions. Le Padawan du web (je vous recommande ce billet hilarant) qui s'est vu obligé sous la pression populaire de faire une version française de son weblog, a ainsi eu le bon goût de séparer les deux versions.

Enfin troisième et dernière catégorie, les blogs comme ceux de Denis qui refusent obstinément de faire une version anglaise pour promouvoir la cause des standards dans le milieu de web francophone.

Le décor est planté, reste à faire mes propres choix. Si je devais publier en anglais je ferais donc certainement un système permettant de basculer d'une langue à l'autre. Listons maintenant les avantages et les inconvénients.

  • Elargir considérablement la population potentiellement intéressée par ce blog (+)
  • Etre peut-être un jour lu par mon maître vénéré (+)
  • Voir éventuellement des possibilités professionnelles s'ouvrir à l'étranger (+)
  • Devoir coder un système d'affichage par langue français/anglais (-)
  • Multiplier au moins par 2 le temps d'écriture des logs (-)
  • Risquer de me ridiculiser en traduisant incorrectement en anglais (ma jeunesse américaine étant bien lointaine) (-)

J'arrive donc au bout de mon log et je n'ai pas de certitude absolue. Le fait de pouvoir être lu ailleurs que dans les contrées francophones m'a toujours attiré, reste à voir si j'aurais le courage et l'investissement que cela demande...

Mise à jour 08.09.03 - Lire la réaction de Denis à ce sujet.

Mise à jour 11.09.03 - Lire la réaction de Claude à ce sujet. Notez aussi la fabuleuse coïncidence que j'ai découverte aujourd'hui : Padawan parlait lui aussi des états d'âmes sur la publication en anglais ou en français et le titre de son article ressemblait furieusement au mien, jugez plutôt.

#nombril

Une petite discussion avec Greut (qui a rhabillé déplumé son blog) m'amène à développer l'idée que je rumine depuis quelques jours concernant l'intégrisme des promoteurs des standards du web.

A vrai dire, il y a encore quelques mois, je persiflais joyeusement devant toute l'énergie et leur inlassable volonté à démontrer à tous ceux qui veulent bien les entendre que les standards du web ça vaut le coup. Pour tout dire, j'avais même commencé à rédiger un petit pamphlet à ce sujet pendant un trajet de bus... Mais j'ai bien vite vu que je tournais à vide. Au fond, à part le fait que Netscape 4 ne supporte pas correctement cette nouvelle bonne façon de faire de l'HTML, je n'ai pas réussi à trouver d'arguments à lui opposer.

Me voilà donc convaincu, dorénavant je coderai avec <style>..

Pire, je passe directement dans la catégorie des intégristes en pestant quand je tombe sur des sites faits avec l'ancienne la mauvaise méthode. Oui, je fais partie de ceux qui pensent que quand Macromedia.com sort un site sans tableaux mais qui ne valide pas pour quelques broutilles modifiables en 5 minutes chrono, je trouve ça nul (désolé Sam). Oui, je trouve les sites avec une conception hybride mi-tableaux, mi-blocs complètement débiles. Oui, je ne vois pas pourquoi on adopterait une norme XHTML 1.0 transitional alors qu'une norme 1.0 strict existe.

Plus les jours passent, plus j'en apprend sur le domaine, plus je me radicalise. D'ici 6 mois, j'écris un bouquin et je monte ma boîte de consulting XHTML/CSS. LOL.

Viens ici que je t'embrasse !!! ;) -Denis

#conceptionWeb

Les bons termes

# 03-09-2003

En écrivant ces quelques petits paragraphes, je me suis rendu compte au fur et à mesure que j'avais du mal à définir correctement cette nouvelle forme de conception web qu'est celle utilisant XHTML et CSS. Je n'arrivais pas à trouver les bons termes.

Mise en page XHTML+CSS ? Trop abscons. Mise en page avec calques ? Trop de mauvais souvenirs avec Dreamweaver 3 et ses calques invariablement positionnés en absolu. Conception web conforme aux standards ? Trop répressif. Il me fallait autre chose pour qualifier cette nouvelle façon de faire par opposition à la mise en page avec tableaux.

C'est décidé, je parlerai dorénavant de mise en page par blocs.

Ce n'est qu'une formule, mais je trouve qu'elle a l'avantage d'être assez parlante (on réfléchit en termes de blocs : en-tête, menu, contenu, etc. plutôt qu'en tableaux avec des colonnes et des cellules) et assez proche du concept qu'on veut exprimer. Vous ne trouvez pas ?

#xhtmlCSS

Indice de confiance

# 02-09-2003

On connaissait tous les sites optimisés pour Internet Explorer et autres joyeusetés de ce type, je viens de découvrir, ébahi, l'indice de confiance du site web. Une vraie poilade.

Au hasard d'un surf, je tombe sur un site de petites annonces. Déjà, je constate avec effroi que l'URL qui m'est indiquée dans la barre d'adresses s'est considérablement rallongé, super idée pour l'envoyer à ses amis, passons. Passons aussi sur la mise en page chaotique en tapis (pour reprendre une expression PAO) d'où rien ne ressort et intéressons-nous aux quelques logos qui trônent en milieu de page.

Vous ne rêvez pas, les sympathiques concepteurs de ce site ont pris la peine de répertorié les bugs d'affichage qu'ils ont provoqué eux-même en codant comme il y a 5 ans. Bien entendu, les possesseurs de navigateurs alternatifs tels que Mozilla Firebird ou Opera n'ont pas l'air les bienvenus sur ce site. Ca tombe bien, il ne m'a pas donné l'envie d'y retourner.

#conceptionWeb