fastclemmy.com

Le web est vraiment un formidable catalyseur de coïncidences. Alors que, depuis quelques temps, je cogitais sur une idée d'application innovante et que j'en discutais avec quelques amis, le concours mydreamapp.com était lancé.

MyDreamApp, du rêve à la réalité

A la recherche de la killer app, telle est l'ambition de ce concours ouvert tous. Comme son nom l'indique, il s'agit pour les participants de proposer une ou plusieurs idées de logiciel (de préférence géniales). Après un premier écrémage, seules 24 idées seront sélectionnées. Puis, sous l'oeil critique de quelques stars (Kevin "Digg" Rose, Steve "Apple" Wozniak entre autres), la liste se réduira à chaque tour de scrutin. Il n'en restera que 3, 3 applications développées pour MacOSX par des développeurs confirmés.

Les initiateurs de ce projet ajoutent même une double carotte : outre des sympathiques dotations pommesques (de l'iPod Shuffle au MacBook), les 3 heureux vainqueurs seront rémunérés à hauteur de 15% sur les ventes de l'application développée.

OverLOADED, juste pour rire

Il n'en fallait pas tant pour que je propose une idée qui me trottait dans la tête depuis quelques temps maintenant...

Vous souffrez peut-être de la même maladie que moi : une irrépressible addiction à l'actualité. Cela se manifeste généralement par une inclination naturelle à combler les "temps morts" par une visite assidue de vos fils RSS (ou ATOM pour les puristes), de sites d'actualités, de vos e-mails, etc.

Puisque le sevrage n'est définitivement pas envisageable, j'ai la solution pour vous : OverLOADED. Il s'agit en fait d'un programme hybride, à mi-chemin entre le client mail et l'aggrégateur RSS. Dans mon esprit, les e-mails et les items d'un fil RSS m'ont toujours paru avoir tellement d'éléments en commun que de les fusionner en une seule application tenait de l'évidence. Chacun des deux comporte un expéditeur, un sujet, une date, un message. Fusionner e-mail et RSS, c'est décupler le pouvoir de conversation que ces derniers peuvent générer. Pour en avoir discuter avec certaines personnes, je sais pourtant que ce n'est pas l'avis de tout le monde. Et c'est là que le "my" de "MyDreamApp" prend tout son sens ! ;-)

L'actualïte, ça ne se guérit pas, mais ça se soigne. Pour cela OverLOADED sera doté d'un système de filtrage intelligent. En notant individuellement chacun des items que vous lirez, le programme fera disparaître au fur et à mesure les fils RSS que vous ne lisez finalement plus tant que ça.

Pour ce qui est du rangement, c'est l'utilisateur qui fera sa loi avec un système de filtrage en "live search", la possibilité de tagguer des fils entiers ou bien certains items. Le tout avec la fluidité et la beauté d'une interface d'application MacOSX bien évidemment.

Pour les autres fonctionnalités, on reprendra le meilleur de ce qui existe déjà : autodécouverte des fils RSS, filtre antispam performant, possibilité d'import/export total des données, widget à poser sur son bureau. Les possibilités sont énormes !

Alea jecta est

Mais pour le moment, tout cela n'est qu'une idée en l'air, ou plutôt une idée parmi 2500 à trier. Elle a moins d'1 chance sur 100 d'arriver parmi les finalistes, mais je lui aurais au moins donné une chance d'exister et je l'offre également à vos commentaires aiguisés ! Bienvenue de retour sur fastclemmy.com !

#techno

Histoire d'élargir un peu les discussions sur ce blog, voici un embryon de réflexion sur l'interface utilisateur qui me travaille depuis quelques temps déjà...

Sans être spécialiste de l'histoire informatique, on peut dire que la relation utilisateur/machine repose depuis l'origine sur la ligne de commande.

Ligne de commande, quézako ?

Concrètement, un curseur plus ou moins clignotant indique à l'utilisateur que le système attend des instructions. En rentrant du texte avec une syntaxe documentée, on peut faire exécuter par le système des actions (par exemple en DOS la commande dir pour lister les fichiers du répertoire courant). Plus fort encore, on peut rajouter des arguments pour modifier le fonctionnement de la commande (en reprenant l'exemple de DOS : dir /p liste comme précédemment les fichiers mais page par page). Austère mais versatile la ligne de commande ! Pour preuve, l'utilisation exclusive qu'en font beaucoup d'informaticiens sous Linux (qui a dit qu'on ne pouvait pas utiliser un ordinateur sans souris ?).

Pourtant, si l'informatique s'est démocratisée c'est justement parce qu'on est passé de la ligne de commande à l'interface graphique (c'est la GUI - Graphical User Interface). Cachez cette syntaxe que je ne saurais voir, d'un clic j'affiche l'ensemble des fichiers de mon répertoire, na ! On est passé de l'ère du clavier à celui de la souris. Facilité ? Certainement. Efficacité ? On pourrait sans doute en discuter. D'ailleurs bien souvent, le plus on devient spécialiste, le plus on a recours au clavier plutôt qu'à la souris. Ainsi, presque paradoxalement, un bon graphiste est aussi doué avec ses raccourcis-clavier qu'avec sa souris ou sa tablette graphique. Mais peu importe, c'est l'évolution générale qui est importante, d'autant que certains signes me font dire qu'un retour de balancier est en train d'intervenir.

Compliquée la ligne de commande ?

Difficile de l'affirmer au moment où tout le monde sait qu'il faut envoyer le numéro de son star académicien préféré au 72500 par SMS pour éviter sa tragique élimination. La banalisation du SMS -outre le massacre perpétuel de la langue française- contribue à sa façon au renouveau de l'utilisation de la ligne de commande. Si cela se fait de façon embryonnaire pour des applications grand public, on peut l'imaginer plus finement pour des applications plus spécifiques. On pourrait par exemple imaginer -si ce n'est déjà fait- des applications évoluées de consultation de cours de bourse, etc.

Autre exemple, Google. Tout le monde l'utilise, certes, mais certains l'utilisent intelligemment grâce à des mécanismes similaires à la ligne de commande. En excluant par exemple des termes pour affiner une recherche avec l'opérateur -, en recherchant des expressions exactes avec des guillemets, etc. D'ailleurs Google fait parfois la promotion de cette utilisation avancée en signalant des conseils en haut de la page de résultats.

Toujours dans le domaine du web, la barre d'adresse où l'ont saisit les URL peut aussi procéder de ce phénomène. Imaginons par exemple que l'URL d'un site soit : "http://www.domaine.com/?cat=jardin&gamme=gardena&page=2". Quand l'internaute vient modifier manuellement l'URL pour indiquer page=6 plutôt que page=2, cela procède d'une interaction proche de la ligne de commande. Une bonne raison de plus d'avoir des Cool URLs.

Certes, on pourra me rétorquer que ces exemples sont autant d'épiphénomènes... Il faut dire aussi que l'état de ma réflexion sur le sujet est assez embryonnaire. Pourtant, je ne démords pas de l'idée que la ligne de commande n'est pas réservée à une élite et qu'elle a toujours sa place parmi les autres interfaces-utilisateur.

#techno

Mon engagement pour la promotion des standards du web et la lecture d'une abondante littérature sur le sujet m'a permis de prendre du recul. Quelles circonstances ont amené à la prise de conscience d'une poignée de pionniers que le web faisait fausse route avec l'avenèment des logiciels WYSIWYSGWMSIE et de la mise en page en tableaux ?

Le constat n'est pas nouveau, certains pestaient déjà depuis belle lurette contre l'apparition de balises de présentation dans le langage HTML. C'est parce que la norme était laxiste que l'on a pu faire croire au gens qu'ils faisaient du HTML correct en écrivant <b>Oh le joli texte en gras</b>. Si la norme avait été stricte, la séparation radicale entre le contenu et la présentation aurait due être mise en évidence bien plus tôt. Et on passerait maintenant moins pour des intégristes fanatiques quand on fait remarquer aux concepteurs web que leur HTML est incorrect.

Norme laxiste donc, mais aussi norme lente à exister dans les faits. En effet, en termes de créativité, on s'est rapidement heurté aux limites des navigateurs web. La palette des possibilités de mise en page était suffisante pour afficher des documents relativement linéaires, mais guère sexy pour autre chose. Pour parvenir à créer des sites web visuellement attractifs, on a ainsi détourné les tableaux de leur utilisation initiale (afficher des données tabulaires) en cachant leurs bordures et en construisant ainsi des squelettes de pages faits de lignes et de colonnes. Le temps que les spécifications en termes de positionnement par CSS soient élaborées et surtout qu'elles soient intégrées dans les navigateurs web, c'était trop tard, l'avènement des tableaux était entériné. La preuve, ce n'est que depuis quelques temps que l'on a pu enfin envoyer paître les mauvais navigateurs et enfin pouvoir faire des sites jolis et conformes aux normes.

Pourquoi un tel engouement pour la mise en page à base de tableaux ? Tout simplement parce que les outils permettant de faire du HTML ont été taillés pour les concevoir ainsi ! Ignorant totalement les concepts de hiérarchisation de l'information, de sémantique ou d'accessibilité, on a vécu dans la douce illusion de la conception de sites en quelques clics de souris sous FrontPage, Dreamweaver ou GoLive. Là encore, le message qu'on essaye maintenant de faire passer consistant à dire que -malheureusement- il n'y a pratiquement qu'en utilisant un éditeur de texte et en connaissant vraiment le HTML et les CSS qu'on peut réaliser un site aux normes passe mal, merci pour nous.

A fortiori quand le navigateur web utilisé par 95% des utilisateurs (Internet Explorer pour ne pas le citer) suite à la guerre des navigateurs, est buggué et ne supporte que partiellement lesdites normes, la tâche d'évangélisateur n'est pas de tout repos !

Ainsi donc tout un tas de circonstances nous ont mené dans ce qui semble une impasse qui opposera sans fin les défenseurs d'un web fait à l'ancienne avec toutes les bonnes vieilles méthodes (mise en page en taleaux, GIF transparents, balises de présentation) et les partisans de la conception par blocs. Pourtant je commence 2004 avec encore plus d'enthousiasme qu'en 2003 : vive les standards du web !

#techno

Article original du 25.07.03 - Tandis que Denis s'efforce de vendre RSS à ses clients, je m'interroge sur la pertinence de l'outil.

Pour les néophytes, un RSS est un système qui permet d'extraire l'information brute d'un site : par exemple tous les titres d'un site d'actualités (un fil RSS). C'est ainsi que grâce à un logiciel aggrégateur on peut lire d'un coup tout ce qui se passe dans le microcosme des standards par exemple via une liste de liens. Peu importe le site, on clique et nous voilà directement transporté sur la page dont le titre nous a alléché.

Dans le propos de Denis, la cible de RSS est l'utilisation d'entreprise pour une meilleure productivité. Soit. Le problème c'est que dans la folie pro-standard on voudrait nous coller un fil RSS partout, sur tous les sites, dans tous les weblogs.

Seulement voilà, pour moi le web ce n'est pas ça, ce n'est pas une liste type brèves AFP sans relief. Les sites sur lesquels je surfe pour m'informer sont déjà là, classés par ordre de priorité dans ma barre latérale de favoris. Je prends plaisir à retrouver une interface de site que j'apprécie (et que je peux éventuellement modifier si celui-ci dispose d'un style switcher), à découvrir les nouveaux liens qui ont été ajoutés, à naviguer dans des rubriques que je n'ai pas encore visité. C'est ça la richesse du web, bien plus que le simple contenu brut. Une ballade au hasard du net, je ne vais pas laisser RSS m'en priver.

Mise à jour du 21.09.03 - Aurais-je changé d'avis en 2 mois ? Sur la question du RSS pas fondamentalement. Pourtant j'exhume ce log pour vous annoncer la naissance officielle du premier fil RSS de fastclemmy.com (à voir avec un aggrégateur bien sûr).

Paradoxal me direz-vous ? Pas tant que ça en fait, disons que j'ai pensé que cet outil répondrait aux attentes d'une certaine partie des visiteurs pressés de ce modeste blog. Assez néophyte en termes de gestion de contenu syndiqué (puisque c'est comme cela qu'on désigne le contenu disponible en flux RSS), j'ai décidé de rajouter la date et le nombre de commentaires au titre des logs afin que l'on puisse suivre facilement l'évolution des discussions.

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe de RSS, je vous invite à installer RSS reader qui vient se placer dans la barre latérale de votre navigateur fétiche et de créer un dossier spécial RSS dans vos favoris. Commentaires bienvenus (et ToDo List mise à jour).

#techno